Live report : Festival International de Jazz de Montréal 2019

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FIJM 2019 © Victor Diaz Lamich

La 40e édition du festival vient tout juste de se terminer que j’ai déjà hâte à l’an prochain !

Sans aucun doute l’un de mes festivals préférés, le FIJM rassemble tout ce que j’adore : des concerts en plein air au début de l’été, une programmation de haut niveau mélangeant subtilement artistes de renoms avec la scène émergente, des concerts en salles plus intimes, des répertoires revisités, des lieux de rencontres accessibles à tous, une équipe adorable et tout autant de souvenirs inoubliables à partager.

Cette année encore, le Festival International de Jazz de Montréal a fait les choses en grand, puisque la programmation comprenait entre autres : Norah Jones, Alt-J, Charlotte Cardin, Melody Gardot, Matt Holubowski, Stacey Kent, Bryan Adams, Pink Martini, Rodrigo y Gabriela, Morcheeba, Lou Douillon, Beyries, Chvrches, Popa Chubby, The Liquor Store, Gabrielle Shonk… et j’en passe.

Tellement d’artistes qu’il est difficile d’en parler sans en oublier. Puisque les concerts extérieurs ont fait vibrer Montréal du 26 juin au 6 juillet, je vais vous parler de mes 3 coups de coeur intérieurs de cette édition 2019.

Je vais commencer avec Norah Jones, que l’on ne présente plus. J’avais eu le plaisir de la voir sur scène à Paris, il y a quelques années (cliquez ici pour lire mon live report). Je garde un très bon souvenir de notre première rencontre, la soirée était très folk ce qui m’avait agréablement surpris. J’étais donc curieux de la découvrir dans le cadre du FIJM, espérant ainsi la voir renouer le jazz qui l’a fait connaitre. C’était effectivement le cas, Norah Jones nous a offert un magnifique concert tout en douceur et en poésie avec une présentation de l’ensemble de son répertoire et quelques un de ces nouveaux titres. Il n’y a probablement pas de meilleure condition pour redécouvrir cette artiste que j’affectionne beaucoup et dont l’univers ne cesse de me surprendre. Comme à son habitude, Norah Jones a fait un sans-faute, avec une prestation digne des plus grandes.

Très curieux de les découvrir sur scène, je suis ensuite aller voir Rodrigo y Gabriela. Les deux Mexicains se sont fait un nom sur la scène musicale au cours des dernières années, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’assister à l’un de leurs concerts. C’était donc l’occasion à ne pas rater, surtout qu’ils se produisaient au Philharmonie de Montréal (!). L’entrée de scène du groupe s’est faite sur du Trash Metal… J’avoue que ça m’a assez déstabilisé, jusqu’à ce que je découvre que les 2 artistes ont débuté leur carrière dans un groupe de Trash Metal appelé Tierra Acida. Passer du Trash Metal en intro d’un concert au Philharmonie… Je trouve l’idée assez cool.

Assez timide, le duo n’a aucun accompagnement, à part un jeu de lumière qui amplifie certains aspects de leurs morceaux. J’avais peur que le rendu soit un peu répétitif au bout d’un moment, mais j’avoue que l’on est vite pris par l’alchimie des deux artistes. Il se passe vraiment quelque chose sur scène qui est difficilement descriptible. Je n’y connais rien en guitare, mais visuellement le jeu de Gabriela est vraiment impressionnant, à tel point que je me suis demandé pourquoi le groupe de s’appelait pas Gabriela y Rodrigo… Quoi qu’il en soit Gabriela réalise l’ensemble des percussions directement sur sa guitare tout en jouant, ce qui a le don de séduire le public en un rien de temps. Réussir à faire sauter l’ensemble du Philharmonie avec une guitare acoustique et sans batteur, lors d’un final endiablé est pour moi une véritable prouesse qu’ils ont réussi à faire avec une aisance déconcertante… Respect à eux deux, c’est quelque chose que l’on ne voit pas souvent !

J’ai radicalement changé de registre pour finir en allant voir CHVRCHES. Si je suis le groupe depuis plusieurs années maintenant, j’ai toujours été un peu perplexe quant à les voir sur scène. Voir la moitié du groupe derrière des ordinateurs appuyer sur des boutons ne m’attirait pas vraiment, je dois l’avouer… Mais la curiosité était tout de même présente, et voyant que le groupe avait été ajouté à la dernière minute à la place de First Aid Kit (dont le concert a été annulé), m’a semblé être un signe à suivre.

Première bonne surprise : il y avait un batteur pour accompagner le groupe sur scène. Il ne m’en fallait pas plus pour être rassuré. Bien que le MTELUS n’était pas plein, le groupe est arrivé avec de l’énergie à revendre et a enchainé quelques-uns de ses plus gros titres pour chauffer la salle avant de prendre le temps d’échanger avec le public et dévoiler plus en détail son univers. Je dois avouer avoir été conquis par CHVRCHES qui semble avoir gardé sa sensibilité de groupe indépendant (malgré ses 12 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify – soit beaucoup plus que le grand Elvis !) et dont l’humour ma complètement fait perdre la notion du temps. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, mais je me suis fait surprendre par la fin du concert que je n’avais pas vu arriver. De toute évidence CHVRCHES m’ont embarqué aveux dans un voyage electro que je n’aurais pas anticiper, mais qui me manque déjà. Ce fut une très belle découverte qui marque ainsi pour moi la fin de cette 40e édition du festival toujours aussi riche.

Je ne sais pas encore quels seront mes prochains festivals durant l’été, mais j’ai déjà hâte de découvrir la programmation 2020 du FIJM ! 🙂

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