Live report : Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Trabendo

Edward Sharpe The Magnetic Zeros

Hier soir à Paris, il y avait Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Trabendo !

Je trouve son histoire assez intéressante, alors pour celles et ceux qui ne la connaissent pas : après des années d’excès, Alex Ebert (également chanteur de Ima Robot) décide de suivre une thérapie. Il se sépare de sa petite amie, quitte le domicile et décide de suivre une cure de désintoxication appelée “the twelve-steps program”. Il loue un appartement vide et se coupe du monde extérieur. C’est à cette époque qu’il crée son alter ego, Edward Sharpe. Il déclare à ce propos “Je ne pense pas qu’il faille trop investir dans ce personnage. D’une certaine manière, c’est juste un nom qui m’est venu à l’esprit. J’étais à une période durant laquelle j’avais perdu ma propre identité. Adopter un nouveau nom m’a permis de créer un pont et me retrouver.” À cette époque, il rencontre Jade Castrinos avec laquelle il fonde le groupe dont les musiciens sont des amis de longue date d’Ebert.

À peine rentré dans la salle, je suis tombé sur Jade Castrinos. Toute confuse et cachée sous un grand chapeau de paille, elle voulait juste sortir prendre l’air… Ça annonçait un peu la couleur, car Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, c’est une autre façon de concevoir un concert. Oubliez toutes les conventions, tout ce que vous avez connu avant, il ne s’agit de pas de faire un show, d’assoir une notoriété ou de promouvoir un album, ici il n’est question que de partage. Si seulement ça pouvait toujours être comme ça…

Environ une douzaine sur scène (multiinstrumentistes pour la plus part), ils ont totalement improvisé la set list entre eux et avec nous. Très complices, ils ont une joie de vivre et de jouer ensemble extrêmement communicative. Certains membres du groupe ont même chanté leur chanson, alors que Alex Ebert se contentait de faire les coeurs. Très en forme malgré son extinction de voix de voix récente, il n’a pas hésité à descendre au milieu du public pour danser et chanter avec nous. On a beaucoup chanté et dansé durant ce concert, à tel point que l’on avait l’impression de faire partie du groupe…

Il n’y a pas eu de rappel (faute de temps, ça faisait déjà 2h qu’ils jouaient), mais lorsque le groupe nous a salués, ils ont utilisé le rythme de nos applaudissements pour repartir de plus belle, tels d’insatiables musiciens !

C’est vraiment une expérience à part entière et très différente des nombreux concerts que j’ai pu voir jusqu’à présent. Tellement que je ne sais pas comment vous la faire partager avec des mots… Je vous laisse donc découvrir ou redécouvrir cette petite vidéo de leur concert à emporter pour l’excellente équipe de La Blogothèque (ça vous donnera une idée) :

Vous l’avez compris, Edward Sharpe & The Magnetic Zeros en live, c’est quelque chose qu’il faut vivre au moins une fois. Quand on sort de la salle, on n’a qu’une envie c’est de tout plaquer et commencer une nouvelle vie…

 Mon prochain concert sera CocoRosie ! Stay Tuned 😉

8 réflexions au sujet de « Live report : Edward Sharpe & The Magnetic Zeros au Trabendo »

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