Entretien avec Thomas Kahn

Quelques jours avant la sortie de son premier album, Slideback, Thomas Kahn a pris le temps de répondre à nos questions — Album, single, tournée, formation, création — Tout y passe. 

Thomas Kahn album

Bonjour Thomas, comme beaucoup je t’ai découvert dans the Voice il y a quelques années, quel est ton parcours depuis ?

Il y a eu beaucoup de choses depuis 2015, The Voice m’a permis de rencontrer du monde, notamment un directeur artistique qui s’appelle Vivien Bouchet avec qui j’ai fait mon deuxième EP, Pulse, on a continué de travailler avec lui sur l’album qui arrive. Cet EP ayant bien fonctionné on a continué dans ce chemin-là. Mon premier album, « Slideback » sort le 8 février. Il y a eu près de 200 concerts aussi, depuis le début de ce projet. Plein de choses quoi … L’eau a coulé sous les ponts.

Un emploi du temps assez chargé …

Oui, surtout en ce moment, mais c’est bien !

Tu as déjà présenté Twinkling Star et Blame and Regret, peux-tu nous raconter les histoires de ces chansons ?

« Twinkling Star » est une chanson assez particulière pour moi, cela raconte un moment un peu spécial : j’ai vécu un braquage à main armée sur mon ancien lieu de travail. J’ai décidé d’en faire quelque chose de positif, plutôt que de partir en déprime. J’ai écouté quelque chose qui brulait au fond de moi, la musique, et j’en ai fait une chanson.

« Blame and Regret » est une chanson assez limpide par ses paroles, elle dit « toutes les erreurs que j’ai pu faire, qui va me juger … pour tout ces moments que j’ai ratés, ne vous inquiétez pas ». Cette histoire veut dire que les larmes, pleurer, ne sert à rien, autant avancer et se construire sur ce qu’on a fait, ce qu’on a raté et aller dans le bon sens.

Pour la création de ces chansons, j’arrive en fait avec mes guitares-voix, puis je les présente à mon batteur (Baptiste Onzon), mon claviériste (Martin Domas) et mon directeur artistique, on sélectionne, puis on construit autour de ça pour en faire des univers spécifiques au service du texte.

Ces chansons se sont faites plutôt à la suite ou il y a eu un grand laps de temps entre chaque ?

Il y a eu 35 chansons de composées et 9 de sélectionnées pour cet album. Il y a eu entre 3 semaines et un mois de travail intensif où on s’est enfermés tous les quatre pour travailler ces morceaux. C’est évidemment du travail sur le long terme car on sélectionne les chansons, on définit un univers, on se met d’accord dessus, on choisit les intervenants … ça a pris le temps qu’il fallait pour que les planètes s’alignent pour le sortir au bon moment.

Ces singles annoncent donc la sortie d’un album Slideback, le 8 février, peux-tu nous en dire un peu plus sur son univers ?

Mes références en tant que chanteur sont tous noirs-américains : Ray Charles, Nina Simone, Otis Redding … Quand je compose c’est donc teinté de soul. Quand je présente les chansons aux personnes avec qui je travaille on va essayer de les moderniser : au lieu d’avoir juste de la soul on ajoute notre truc à nous. On est allé chercher du côté de Massive Attack, Selah Sue ; et on a donné 9 chansons, 9 univers qui se rassemblent en un seul qu’on a défini comme de la New Soul.

Pourquoi avoir choisi « Slideback » comme titre d’album ?

« Slide » signifie diapositive et « back » vers l’arrière, c’est ce que je disais : 9 chansons, 9 moments forts que j’ai pu vivre. C’est un peu une invitation dans ces moments-là. C’est un retour dans le passé de ces 9 moments que j’ai pu vivre.

Est-ce aussi un clin d’oeil à vos inspirations qui vous font faire un retour en arrière ?

Pour le style de musique forcément il y a un clin d’oeil à la soul, qui existe quand même depuis les années 1930-40. Il y a de cela. Mais Slideback c’est vraiment par rapport aux histoires que je raconte.

Quelle a été ta formation musicale ?

Je suis autodidacte. J’ai commencé par la basse, la guitare, le piano, et la batterie, mais je me suis vraiment épanoui dans le chant et la guitare. Je me suis débrouillé seul. Mon père et mon frangin ont fait de la guitare pendant longtemps donc ils m’ont donné les bases. Mais même pour le chant je travaille beaucoup, mais tout seul.

Comment s’est passé ton Olympia en tant que première partie d’A Bowie Celebration il y a quelques jours ?

C’était fou. C’était mon rêve de faire l’Olympia. Quand on me l’a annoncé j’ai chialé, on ne va se mentir … c’est l’aboutissement de 5 ans de travail, c’est mémorable d’y jouer et ça c’est super bien passé. J’avais 20 min pour moi, c’était les plus courtes de toute ma vie, mais c’était magique. On a eu plein de bons retours. Je demande aux gens de m’envoyer des photos et des vidéos du concert, j’en ai eu beaucoup et des messages encourageants donc ça fait plaisir.

Tu es beaucoup sur les réseaux sociaux à partager, prendre des avis, ça fait progresser de savoir ce que pensent les gens ?

Oui, et même aujourd’hui c’est important de pouvoir être au contact avec le public, les gens qui nous soutiennent. C’est la base de leur rendre ce qu’ils nous apportent. Moi, ils m’apportent énormément, j’en ai beaucoup qui me soutiennent depuis le départ, je reçois toujours des messages bienveillants et pour moi de les tenir au courant, c’est respecter cet engagement. Je trouve ça chouette.

Après l’album, sûrement une tournée en préparation ?

Exactement, pour le moment il y a des dates :

Le 15 Février 2019 à Bagnols-sur-Cèze
Le 16 Février 2019 à Montluçon
– Le 8 Mars 2019 à La Coopérative de Mai de Clermont-Fd pour fêter la sortie de l’album.
– Le 21 Mars 2019 au Le Hasard Ludique de Paris

Et plein d’autres dates qui arrivent mais on n’a pas encore le droit de communiquer dessus. Ça avance bien, on est dans une bonne dimension.

Tu as une bonne équipe derrière toi qui te permet tout cela …

Oui, exactement. J’ai été reçu dans un label, le Flower Coast, à la base c’est un collectif d’artistes, donc des potes qui s’entraident. J’étais dans ce collectif en tant que graphiste et petit à petit je leur ai dit que je faisais de la musique, on s’est entraidé, c’est devenu un label, on est resté proche et on avance dans le bon sens.

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