La sélection clip du mois de juillet (part.1)

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La première quinzaine de juillet touche à sa fin et aura vu fleurir une flopée de jolis clips. Que vous soyez sous un cocotier à vous plaindre du bruit incessant des cigales ou dans la ligne 13 collés aux vitres embuées, vous pouvez prendre un moment pour apprécier ces titres parvenus jusqu’aux petits écrans.

The Garden – Papooz

« We love eachother » assènent les chanteurs de Papooz dans leur nouveau titre. Le mélodique The Garden s’offre un clip comique et amoureux, tourné pendant le confinement. Filmé avec une caméra DV, la vidéo prend un air d’album souvenir. On y voit Ulysse Cottin, l’une des moitiés du duo parisien, y vivre un amour tranquille et idyllique, dans son jardin d’abondance. Une jolie comédie romantique qui prend place dans un monde où l’homme croque la pomme défendue par la femme. Cet outrage arrache subitement le couple de l’Éden verdoyant plein de musiciens-chérubins. Propulsés au milieu du désert, ils verront l’amour frôler la haine avant de revenir à de longs baisers passionnés. Tout est bien qui finit bien. Un clip flottant et rêveur parfait pour accompagner le début des vacances.

Daniel, You’re Still A Child – Declan Mckenna

Le jeune autodidacte Declan Mckenna sort Daniel, You’re Still A Child, troisième extrait de son nouvel album à venir le 21 août prochain. Pour le clip qui l’accompagne, il se lance dans une longue promenade à travers un univers totalement absurde, en images d’animations proches du jeu vidéo. Départ sur un grand boulevard entouré de gratte-ciels, l’itinéraire est lancé. Le décor évolue, se transforme continuellement et la route devient très vite encombrée. On y croise entre autres une souris responsable d’un stand de limonade, des soucoupes qui semblent prendre d’assaut un château niché à l’horizon ou un squelette géant qui n’a pas l’air si mort que ça. Pour atterrir sur la périlleuse route arc-en-ciel que les amateurs de Mario Kart redoutent tant. Spoiler alert : Declan finit par retrouver son chemin, même s’il a un peu grandi.

Laisse Tomber – Koba La D

Koba La D, jeune rappeur au succès immédiat sort un titre efficace et idéal pour débuter l’été. Pour ajouter un visuel à Laisse Tomber, les clefs du navire sont confiées à Marius Gonzalez, qui a déjà fait ses preuves aux côtés de Josman, Slimka ou Moha La Squale pour sa collection avec Lacoste. Contrôles de police, armes et vie de quartier, les ingrédients sont les mêmes, mais la recette est bien nouvelle. Avec un style bien à lui et des effets de montage qui lui sont propres, le réalisateur mêle son univers à celui de Koba pour un clip où ce dernier se retrouve pris entre la pression de la réussite et la réalité de son quotidien. Les séquences s’enchaînent et se croisent dans une ambiance sombre et oppressante, donnant l’illusion d’assister à une série de flashbacks revécus avec angoisse par l’artiste, propulsé soudainement dans la sphère de la fame.

Rose Rouge – Jorja Smith

Jorja Smith revient ce mois-ci avec la reprise du morceau Rose Rouge de St Germain. Et frappe fort avec un clip qui regroupe des vidéos d’archives des manifestations devenues mondiales suite à la mort de Georges Floyd aux mains asphyxiées par un membre de la police. Clip dont les bénéfices seront reversés à Kwanda, « une plateforme conçue pour aider et encourager les communautés noires ». À travers le monde entier, des foules s’unissent, le poing levé, contre le racisme systémique. Slogans, chants et danses y sont à l’honneur, accompagnants le refrain qui revient sans cesse « I want you to get together / Put your hands together one time ». Le titre sera disponible le 25 Septembre 2020 sur l’album Blue Note Re :imagined, disponible en pré-vente ici, pour 13€99.

Whistle In The Wind (End Of Everything) – Twin Peaks

Est-il possible de mettre des ronds dans des carrés ? Je ne sais pas. Mais faire entrer Jack Dolan, chanteur et bassiste du groupe Twin Peaks, dans des formes un peu vagues, ça l’est. Pour le titre Whistle In The Wind (End Of Everything), la caméra ouvre une fenêtre sur le jeune musicien, comme un observateur secret pas si soucieux de ne pas être remarqué. Oscillant entre promiscuité et distance, jeux d’optiques et plans fixes, le cadre joue sur le trompe l’œil pour nous faire croire que nous avons un point de vue privilégié sur l’artiste. « The way i feel right now is unpenetrable » nous chante doucement le jeune Illinoisais, comme pour nous dire que l’on ne l’approchera pas de plus près. Petit à petit, les formes s’emboîtent et se bousculent, s’allument et s’animent jusqu’à créer un joli puzzle insoluble et stroboscopique.

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