Entretien avec Kate Miller-Heidke

Kate-Miller-Heidke

Ce jeudi 30 avril 2015, Kate Miller-Heidke sera en concert exceptionnel à la Bellevilloise ! (Attention, concert annulé par la prod !)

C’est une belle occasion de découvrir sur scène l’un de mes gros coups de coeur de ce début d’année ! Découverte un peu par hasard à l’occasion de la sortie de son dernier album « Oh Vertigo », j’avais eu l’occasion de la voir sur scène lors d’un mini show incroyable à Paris. Alors qu’elle revient sur Paris cette semaine pour un concert exceptionnel, elle a accepté de répondre à quelques questions pour le blog :

Kate, je sais que tu aimes beaucoup la France, as-tu testé les cuisses de grenouilles ?
Oui et j’adore ça ! Tout comme les escargots !

Ton dernier album a été produit via le Crowdfunding, pourquoi ce choix ?
On a eu beaucoup plus de succès que ce que j’avais espéré, on a d’ailleurs était la campagne musicale qui a remporté le plus de dons en Australie, je crois qu’on a dépassé notre objectif de 220%. C’était donc un très bon système pour moi et je suis très heureuse de pouvoir être indépendante, de pouvoir choisir les personnes avec qui je veux travailler, les visuels, le calendrier, les singles, etc. C’est une grosse étape, mais je sentais que j’étais prête pour ça.  Avant j’étais chez une major, et les choses étaient un peu trop encadrées.

Il y a un artiste avec qui tu aimerais collaborer ?
Je trouve qu’il y a vraiment de bons artistes qui émergent de la nouvelle scène contemporaine de Brooklyn, de nouveaux compositeurs, etc. Je trouve ça très inspirant et j’ai l’impression qu’on a beaucoup de choses en commun, il y a donc beaucoup de personnes avec qui j’aimerai collaborer.

C’est beaucoup plus flagrant sur scène que sur ton album, mais tu as de l’expérience dans le milieu de l’opéra. Peux-tu nous en parler ?
Oui, j’ai chanté dans une pièce à NYC « The death of  Klinghoffer », c’était un opéra un peu controversé, car c’était sur le terrorisme, mais c’était très excitant de faire partie du projet.  On a joué 2 mois d’affilés au MET qui est une salle mythique et incroyable. Peut-être la meilleure salle du monde. J’ai également écrit une pièce pour l’opéra australien qui s’est jouée à Perth en début d’année.

Allez, une question que j’adore poser : meilleur souvenir sur scène ?
Une fois, j’ai fait la première partie de Cindy Lauper et lorsque je l’ai croisée à la fin du show,  elle m’a proposé de la rejoindre sur scène. Je me suis donc retrouvé sur scène avec elle, en train d’improviser une version de « girls just want to have fun » avec Cyndi Lauper. C’était super spécial, d’autant plus que c’était complètement spontané, un peu comme dans un rêve.

Le pire ?
On jouait dans un festival en Australie, c’était très humide et on s’est retrouvé pris dans un nuage de criquets. Il y en avait partout, à chaque fois que j’ouvrais ma bouche pour chanter, ils sautaient dedans, c’était presque biblique, mais pas terrible.

J’étais là lors de ton dernier passage à Paris. Tu nous a offert un mini set plein d’énergie, quel est ton souvenir de cette date ?
C’était super bien, le public était adorable. C’est plutôt un public très underground, du coup c’est toujours un peu étrange, mais c’était cool.

Vous l’avez compris, Kate Miller-Heike est une artiste bourrée de talent et je ne peux que vous conseiller d’aller la découvrir sur scène 🙂

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