Allô la Terre ici Noel

noel-gallaghers-high-flying-birdsQuelques semaines après son frère cadet Liam, Noel Gallagher nous gratifie d’un troisième opus en compagnie de ses High Flying Birds, Who Built the Moon?. Comme à la sortie de chaque album du Chief, l’attente est à son comble parmi les fans, la pression étant cette fois-ci accrue par la comparaison inévitable entre les disques des deux frères ennemis. Si As You Were a su trouver son public et convaincre la critique, que penser de l’opus de Noel ?

Il faudrait être difficile pour ne pas considérer Who Built the Moon? comme un disque de qualité. Les titres sont subtils, profonds, hypnotisants. Dès l’ouverture de l’album, on se retrouve entraîné dans le monde onirique qui se dessine à travers Fort Knox. Le titre a, en effet, des airs psychédéliques avec son riff de guitare lancinant venu tout droit des 60s ; l’écho de la voix de Noel qui résonne comme dans un rêve ainsi que les choeurs féminins, qui se font également remarquables sur une chanson aussi groovy que Keep on Researching, font de ce morceau l’un des titres les plus marquants de l’opus. L’influence old school se fait récurrente dans le répertoire de Noel comme on peut le remarquer avec la ligne de basse de Be Careful What You Wish For, autre bijou de l’album, qui rappelle fortement celle du fameux Come Together d’un certain groupe de Liverpool. Dernier morceau à rappeler cette fois les 80s-90s, If Love is the Law a un style pop frais et candide qui n’aurait certainement pas fait tache dans une tracklist de R.E.M.

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D’autres titres bons sans être excellents ont quelque peine à se faire une place tel que le très expérimental It’s A Beautiful World, et certains sont juste mauvais comme Holy Mountain qui est surproduit, brouillon, indigeste. Cependant les couacs se font rares sur Who Built the Moon? et le morceau (presque) éponyme met en lumière la virtuosité de l’artiste : l’alliance entre la profondeur des paroles, la beauté de sa voix, la guitare obsédante, notamment dans cette intro lente et hypnotique… Il n’y a rien à redire. Et en parlant de morceaux excellents, Dead in the Water clôt parfaitement l’opus. Après avoir démontré chanson après chanson qu’il sait parfaitement créer, des mélodies punchy, Noel joue la carte de la sensibilité avec cette ballade intimiste pleine de douceur qui donne des frissons. Le fait de choisir une version live de ce titre ne fait que renforcer cette impression d’intimité et de proximité : il n’ya que Noel accompagné de sa guitare et d’un piano. Aucun artifice, seulement le morceau à son état le plus brut possible.

Comme on pouvait l’espérer, c’est un opus de qualité que nous offre l’ex-Oasis. De belles mélodies, de l’énergie, sans oublier une part d’exploration et, bien sûr, beaucoup d’émotion, le chanteur dont la réputation n’est plus à faire nous transporte avec Who Built the Moon?. Voilà de quoi nous mettre des étoiles plein les yeux et les oreilles.

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