Le Crossroads Festival débarque sur le web pour sa 5ème édition

Visiblement, le coronavirus n’a pas dit son dernier mot et voudrait nous inviter à une deuxième danse. On pourrait refuser mais c’est bien connu, les français sont bien trop polis. Face à une rentrée plongée dans le brouillard, le Crossroads Festival ne tire pas sa révérence. Mais pas question de se mettre la rate au court-bouillon ou de se retrouver Gros Jean comme devant avec une annulation de dernière minute. C’est sur le web qu’aura lieu cette nouvelle édition. Découvertes et live-sessions, le programme est détonnant.

Soutenir la nouvelle scène

Pour les artistes à l’aube de leur carrière, les festivals représentent souvent une promotion cruciale. Épidémie oblige, la plupart des événements estivaux ont été annulés ou décalés. Cet été les groupes encore en éclosion n’auront donc pas l’occasion de se dévoiler au public. Et l’année 2021 risque d’être embouteillée. Avec des programmations déjà faites en grande partie les places se feront rares. Il est donc plus important que jamais de soutenir, chacun à sa façon et à son échelle, les artistes. Pour répondre à ce besoin vital de faire connaître les musiciens émergeant, le Crossroads Festival a décidé de maintenir sa 5ème édition. Dans la lignée de ce qui a été fait par beaucoup pendant le confinement, le tremplin roubaisien s’empare d’internet. Ratissant les nouvelles herbes du terroir musical français et belge, le festival réunit un joli bouquet de nouvelles têtes.

Découvrir une programmation séduisante

Aucune raison de se relâcher et de faire les choses à moitié. La programmation est conséquente. Pertinente, elle satisfait tous les goûts en proposant un panel varié. Surprenante, moderne, prometteuse. Il faut dire que le Crossroads n’a jamais déçu. Després, Kimberose, Yolande Bashing, Thé Vanille, Edgär, Weekend Affair, The 1969 Club, Mélanie Isaac. Depuis 2016 la promesse est tenue : révéler des talents. Cette année côté coups de cœur, nous suivrons avec une intention toute particulière : l’électro post-punk de Dear Deer, le garage-pop tonitruant de Johnnie Carwash, la poésie électrique de L’argousier, l’indie punk dément de Jack’s on Fire, le groove planant de Saudade ou le rap fiévreux de YN. Fleuves Noirs, Supamoon, Paprika Kinski et d’autres noms tout aussi réjouissants s’ajoutent à la liste. Pour le reste, on se laissera porter au fil des belles découvertes qui sont à l’affiche.

Sublimer la captation

Soyez rassuré, vous n’aurez pas droit aux redoutables enfants qui débarquent ou au chat infernal qui s’éternise dans un coin de l’écran. Les « showcases » auront lieu depuis des salles de musiques actuelles choisies pour leurs acoustiques qui se prêtent au format. Certes, un concert sans public, on aura vu mieux. Mais là encore le Crossroads retombe sur ses pattes. Pour les organisateurs, réfléchir à l’esthétisme et à l’approche est primordial. Pas question de filmer en plan-séquence un artiste sautillant face à une fausse vide. Ils choisissent de penser le cadre et l’image à la façon d’une live-session. Mettre l’artiste au cœur de la réalisation pour une sensation de proximité. Réaliser les enregistrements à partir d’une prise de son multipiste pour optimiser l’authenticité et la qualité de la prestation. En résultent quinze minutes de concert, introduites par de courtes interviews qui permettront d’appréhender l’artiste.

Une édition inédite qui se tiendra du 8 au 11 septembre tous les après-midi. Le tout dans la gratuité absolue. On envisage déjà mieux la rentrée, non ?

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