Fontaines DC tease son prochain album avec trois titres clippés

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Difficile de ne pas penser à Ian Curtis, chanteur de Joy Division, en voyant Grian Chatten s’agiter derrière son micro tellement la ressemblance est flagrante. Difficile aussi, à l’écoute du très talentueux groupe Fontaines DC, de ne pas leur imaginer un succès similaire. Guitare acérée, batterie tambourinante et basse profonde qui s’ajoutent au timbre puissant et énigmatique du chanteur, tous les ingrédients sont réunis pour un retentissement planétaire. Après le succès de leur brillant premier album Dogrel, les jeunes Irlandais annoncent un deuxième opus pour le 31 juillet 2020. Pour nous tenir en haleine, ils sortent trois singles, tous clippés, qui sonnent plus sombres, plus calmes, plus précis.
Le premier single A Hero’s Death, qui donnera son nom à l’album, est explosif, et plein d’un optimisme désespéré. Pour le clip, réalisé par Hugh Mulhern, ils font appel à Aiden Gillen (Game of Thrones, Peaky Blinders, The Wire) pour jouer un présentateur télé totalement détraqué pris dans une boucle temporelle qui monte crescendo en folie et absurdité. En résulte un clip intrigant, un peu flippant et totalement prenant.

Pour le second, I Don’t Belong, ils semblent, dans la continuité entamée par le premier extrait, annoncer un glissement vers un album au son plus doux, plus posé. Le clip qui va avec ce titre est teinté de mélancolie. Tourné en Irlande, en bord de mer, on y voit le chanteur au flegme éternel donner de la voix devant des paysages gris et froid. Ce clip très esthétique et d’une simplicité étonnante nous offre un joli moment d’évasion au crépuscule de ce qui pourrait bien être l’un des albums les plus marquants de la décennie.

Le troisième titre, Televised Mind, hypnotique et électrisant, appuie l’idée que l’album à venir risque d’être excellent. Il traite de la manipulation des opinions et s’illustre dans un clip qui semble passer sur un vieux téléviseur, réalisé encore une fois par Hugh Mulhern. Le boy’s band y joue sous un filtre type négatif qui les rend fantomatiques. L’ensemble rend une impression de flashback, qui nous ramène aux clips des années 90.

Trois titres qui donnent envie de croire que Fontaines DC pourrait devenir un nouvel emblème du rock.
Et pour ceux que l’album emballera, il faudra encore attendre le 1er avril 2021, pour les voir fouler la scène de l’Olympia de Paris.

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