Bamby, bijou du dancehall guyanais

Bamby 2019

Du haut de ses 28 ans Bamby fait se trémousser tous les amateurs de Dancehall de Guyane son pays natal et d’ailleurs. Depuis ses débuts dans la musique en 2015, la jeune femme rencontre un grand succès, tout à fait mérité. Sa recette ? Une bonne dose de confiance en soi, une autre de fierté d’elle-même et de son pays ainsi que de sa culture (n’oublions pas que la Guyane fait partie de la France bien entendu) et, des influences extrêmement variées. Bamby confie à France-Guyane Musique lors d’une interview en 2016 qu’elle écoute très peu de Dancehall -genre dans lequel elle place son style- mais beaucoup de Hip Hop et de R’n’B. Elle s’inspire aussi de Whitney Houston que sa mère lui faisait écouter enfant et d’artistes tels que Rihanna ou Michael Jackson pour ne citer qu’eux.

Elle explique dans le même entretien que si elle chante en créole et en anglais et non pas en français c’est pour mieux faire connaître cette langue à l’étranger et pour toucher le public le plus large possible en chantant dans une langue internationale tout en faisant honneur au créole.

Si Bamby s’est lancée dans une carrière de chanteuse aujourd’hui c’est grâce à son ami d’enfance Jahyanai un chanteur déjà réputé en Guyane sous le nom de Jahyanai King. En 2015 il convainc sa camarade qui a toujours chanté, notamment en studio avec le chanteur “pour rigoler”, de prendre son talent plus au sérieux et d’en faire profiter les autres. Cet ami est d’ailleurs son producteur et le duo qui se réunit souvent pour des featurings compte plusieurs hits. Leur plus connu est sans doute Who Mad Again un morceau bourré d’énergie et de folie, qui pour sûr vous fera vous déhancher jusqu’au bout du réveillon ou de n’importe quelle autre soirée. Run Di Place est tout aussi efficace, on sent à travers leurs collaborations une fusion rare entre les deux chanteurs. Une chose cependant me laisse dubitative : tous les clips de Bamby même ceux où elle chante en solo sont publiés sur la chaîne perso de Jahyanai, pourquoi ? Je ne saurais vous le dire …

Le dernier clip qu’a sorti Bamby F*ck It, court mais très réussi porte sur le sujet du consentement à avoir un rapport sexuel en couple ou pas et à la liberté de disposer de son corps et de s’habiller comme on le souhaite sans pour autant chercher à provoquer quoi que ce soit. L’interprète se veut confiante et inspirante pour toutes les femmes qui écoutent sa musique et fait en sorte que ça transparaisse dans son travail. Le titre de son morceau Real Wifey est devenu pour sa communauté la définition même de la femme qui s’assume qu’elle ait des formes ou non et qui reste forte en dépit de toutes les situations qui peuvent se présenter à elle. Parmi tous ses autres titres, Bad From Mi Born est l’un des plus puissants et transmet en quelques secondes une force communicative.

En 2017 Bamby a reçu le prix de la révélation féminine de l’année aux Hit Lokal Awards qui célèbrent l’ensemble des musiques d’outre-mer. Bien heureusement la discographie de la chanteuse ne se limite pas à ses clips, après un EP sortit en 2016 Relate EP, les singles s’enchaînent tous mieux les uns que les autres !

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