Le rap et son histoire

Alors que ce genre musical est connu désormais à l’échelle planétaire, le rap est pourtant né aux États-Unis d’Amérique, dans les années 1970, au sain des quartiers américains défavorisés (dit ”ghettos”); le rap est issu directement du hip-hop. Certaines analyses montrent que le rap, est une sous-catégorie du hip-hop, le hip-hop, avant d’être un genre musical est en surcroit un mouvement culturel composé de 4 ”principes” (le rap, justement, mais aussi le deejaying, la danse et le graffiti).

De façon spectaculaire, le rap va prendre une ampleur mondiale, il va se populariser mondialement au cours des années 1980, tout comme aux États-Unis, en Allemagne, le rap sera d’abord un genre issu du hip-hop, en France, le rap se popularise par l’entremise de DJ Dee Nasty, un artiste d’une célébrité remarquable des années 1980.

Si certains peuvent être tentés de rapprocher rap et slam, le rap, lui, se caractérise par une diction musicale rythmée et en rimes.

Une des particularités les plus marquantes du rap, c’est qu’il se doit avant tout de véhiculer un message idéologique, le rap n’évoque que rarement des sujets futiles. Le rap a souvent une dimension révolutionnaire d’un point de vue idéologique d’ailleurs, il aborde principalement les thèmes respectifs du racisme, de la précarité, de la corruption politique, du capitalisme, cet engagement est souvent dû au milieu social duquel viennent de nombreux artistes de rap.

Parmi les groupes les plus prisés, en France, Section d’Assaut a abordé la précarité via sa musique Problème d’adulte, cette oeuvre évoque également les discriminations raciales ”mais clairement l’état s’en tape d’une famille africaine qui est morte dans son appart” peut-on alors entendre dans ce tube du groupe de rappeur; le groupe a également pris par vis-à-vis du sujet de la police avec sa musique à bout d’souffle. Kery James aborde également le sujet du racisme de classe à travers son tube Racaille, il évoque par la même occasion la corruption de bon nombre de politiciens français, et leur manque d’engagement vis-à-vis de la pauvreté, toujours fréquente sur le territoire.

Le rap connait depuis quelques années un sujet novateur, celui du conflit Israëlo/Palestinien, bon nombre de rappeurs sont engagés en faveur de la Palestine, et notamment Kery James.

Si le rap se veut par essence même d’être une musique engagée, certains artistes se sont détournés de ce but initial, afin d’en faire un style commercial, certains artistes abordent des problématiques considérées comme davantage futiles (les soirées…).

Toutefois, malgré l’engouement de beaucoup pour le rap (et notamment un certain engouement adolescent, le rap étant tout particulièrement populaire dans les cours de récréation), ce dernier fait parfois controverse, d’une part, par l’extrême droite française, qui voit dans le rap un genre musical, allant à l’encontre des valeurs nationales, mais aussi, parce que le rap semble oublier trop souvent certaines discriminations, notamment l’antisémitisme et l’homophobie.

Bon nombre de rappeurs pourtant engagés contre les discriminations n’ont pas hésité à tenir un discours antisémite et homophobe.