Marina, la reine de l’inclassable

Marina 2020

Si j’ai choisi ce titre, qui pourrait être à la défaveur de la chanteuse Marina, c’est bien au contraire pour insister sur combien sa musique est unique. J’écoute quantité de hits commerciaux, de ceux dont le travail plaît à la majorité, et où malgré leur talent incontestable, faire de la musique devient mécanique. Que ce soit sous la pression des producteurs ou l’addiction au succès, les artistes doivent sortir album après album et toujours triompher, vendre, faire rêver.

La musique de Marina est différente. Elle a aussi rencontré des problèmes de label ou de production dans sa carrière, mais elle a toujours tenu à rester fidèle à elle-même et à son art. Un des éléments qui fait partie de sa recette musicale est qu’elle est synesthète.  N’étant pas une spécialiste je ne saurais vous expliquer en détail ce qu’est ce phénomène. Pour faire simple, Marina associe la musique (entre autres) aux couleurs. Ce qui me paraît essentiel et nécessaire à relever puisqu’à mes yeux, la musique de Marina Diamandis est graphique. Sa voix, en acoustique ou retouchée m’évoque à chaque fois des images très précises, un monde qu’elle nous partage et auquel on peut ajouter notre touche personnelle, sans modifier sa musique. Comme une sorte de connexion, qui se fait rare, surtout lorsqu’elle opère avec la même force, sur le moment, mais aussi deux, quatre, ou dix ans plus tard, en réécoutant sa discographie.

Originaire du Pays de Galle, Marina a des origines grecques. De ses 20 à ses 25 ans elle ne cessera de tenter de pénétrer le monde de la musique et de s’y consacrer entièrement. Après de multiples obstacles franchis et d’erreurs de parcours, la jeune chanteuse sort son premier projet, The Crown Jewels EP, en 2009 sous le nom de Marina and the Diamonds. Marina pour elle-même et the Diamonds pour désigner et remercier ses fans. Il ne fera pas grand bruit. Un an plus tard, elle dévoile enfin son premier album The Family Jewels qui est excellent et qui fonctionnera très bien, puisqu’il lancera pour de bon sa carrière.

S’en suivent les albums Electra Heart en 2012, Froot en 2015 et Love + Fear en 2019. Il faut avouer que son album le plus récent m’a bien moins touchée que les précédents, même dans la version acoustique de ce dernier, sorti peu après l’original.  À part les titres Handmade Heaven et Baby, rien n’a vraiment retenu mon attention et ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Ses trois premiers albums restent à mes yeux des incontournables de la pop de l’électro, ou tout ce qu’on peut trouver d’autre pour définir sa musique. Marina n’est peut-être pas une superstar, mais elle a indéniablement eu un sacré impact sur nombre d’individus et son travail est reconnu et a été récompensé officiellement à de nombreuses reprises. Je ne peux pas finir cet article sans vous parler des clips de Marina. Pendant la période de The Family Jewels et Electra Heart, de nombreux clips plus originaux et plus ingénieux les uns que les autres sont sortis sur notre cher ami YouTube. Marina avait autant de choses à chanter qu’à montrer et on l’en remercie. En voici un exemple avec I Am Not a Robot.

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