Les 12 meilleurs festivals de musique de Montréal

Photo de Krists Luhaers sur Unsplash
Photo de Krists Luhaers sur Unsplash

Quand j’ai quitté Paris pour Montréal en 2017, une de mes premières questions était simple : est-ce que je vais devoir faire une croix sur ma vie de festivalier ? La réponse est venue dès le premier été : non, et même franchement non. Montréal a une culture festival qui n’a rien à envier aux grandes capitales européennes, avec en plus une identité propre, une générosité dans la programmation gratuite, et une façon de vivre ces événements en plein air qui est difficilement comparable ailleurs.

Voici les festivals que je connais, que j’ai fréquentés, et que je recommande sans hésiter.

Le Festival International de Jazz de Montréal

C’est le géant. Deux semaines en juin-juillet, des centaines de concerts, une partie importante en accès libre dans les rues du centre-ville. C’est l’un des plus grands festivals de jazz du monde en termes de fréquentation, et ce qui le rend particulier c’est cette coexistence entre les grandes têtes d’affiche en salle et les scènes extérieures gratuites où on peut tomber sur des artistes extraordinaires simplement en se baladant. Si vous ne devez en choisir qu’un pour découvrir Montréal en été, c’est probablement celui-là.

Osheaga

Premier week-end d’août, Parc Jean-Drapeau sur l’île Sainte-Hélène. Osheaga, c’est le Coachella montréalais : grande programmation internationale, belle diversité de genres entre pop, rock et électro, cadre magnifique avec le fleuve en arrière-plan. Les têtes d’affiche sont souvent impressionnantes pour un festival de cette taille. À noter : les billets partent vite, parfois dès l’annonce des premières têtes d’affiche en hiver.

Les Francofolies de Montréal

Voilà un festival qui m’a tout de suite parlé en arrivant ici. Les Francofolies célèbrent la musique francophone dans toute sa diversité : artistes québécois, français, belges, africains, maghrébins. C’est l’endroit idéal pour prendre le pouls de la création musicale en français des deux côtés de l’Atlantique, et pour réaliser à quel point cette scène est vivante et inventive. Une partie de la programmation est gratuite en plein air sur le boulevard Saint-Laurent.

Piknic Électronik

Tous les dimanches de fin mai à mi-septembre, sur l’île Sainte-Hélène au pied de la sculpture d’Alexander Calder. Le Piknic, c’est quelque chose d’un peu unique : une ambiance décontractée, des familles avec enfants qui côtoient des amateurs d’électro, des DJ sets qui commencent en fin d’après-midi et finissent avec le coucher du soleil sur le fleuve. C’est moins un festival qu’un rituel estival montréalais.

ÎleSoniq

Si le Piknic est la version détendue du dimanche, ÎleSoniq c’est son grand frère plus musclé. Même île, même décor, mais en format festival sur deux jours avec une programmation électronique internationale de premier plan. Les amateurs de techno, de house et de big room y trouvent leur compte.

Les Nuits d’Afrique

Dix jours en juillet, une programmation qui couvre un territoire musical immense : Afrique subsaharienne, Caraïbes, Amérique latine, musiques du monde en général. C’est l’un des festivals les plus dépaysants de la ville, et l’un de ceux où j’ai fait les découvertes les plus inattendues. L’ambiance est chaleureuse, les concerts en plein air sur le boulevard Saint-Laurent sont gratuits, et les salles payantes proposent des expériences plus intimistes avec des artistes qu’on ne voit pas souvent en Amérique du Nord.

POP Montréal

Septembre, principalement dans le quartier Parc-Extension et Mile End. POP Montréal, c’est le festival des curieux et des amateurs de scènes indépendantes. La programmation est éclectique, les salles sont petites et intimistes, et on y voit souvent des artistes qu’on retrouvera sur les grandes scènes deux ou trois ans plus tard. Il y a aussi des volets arts visuels, cinéma et conférences qui en font un événement culturel complet.

Pouzza Fest

Le nom est une contraction de « poutine » et « pizza », ce qui donne immédiatement le ton. Pouzza Fest, c’est trois jours de punk rock, pop punk et rock alternatif, avec une programmation qui mélange groupes internationaux établis et scène locale émergente. L’ambiance est festive et sans chichis, les concerts se tiennent dans plusieurs salles du centre-ville, et c’est l’un des festivals les plus accessibles en termes de prix.

Igloofest

Celui-là mérite un paragraphe à part rien que pour le concept. Des soirées de musique électronique en plein hiver dans le Vieux-Port, avec des températures qui descendent régulièrement à -15°C. Les gens viennent déguisés, il y a des concours de tenues, et bizarrement l’ambiance est parmi les plus festives de l’année. C’est l’une des expériences les plus typiquement montréalaises qui soit : cette capacité à transformer le froid en fête plutôt qu’en excuse pour rester chez soi.

Heavy Montréal

Pour les amateurs de musique lourde, Heavy Montréal est un incontournable. Le plus grand festival métal d’Amérique du Nord se tient au Parc Jean-Drapeau et propose deux jours de programmation avec des têtes d’affiche internationales de premier plan.

Le Mural Festival

Techniquement c’est autant un festival d’art urbain qu’un festival de musique, mais la programmation musicale y est sérieuse et les concerts en plein air sur le boulevard Saint-Laurent créent une atmosphère particulière avec les murales géantes comme décor. C’est aussi l’occasion de voir le Mile End se transformer pendant une semaine en galerie d’art à ciel ouvert.

Lasso Montréal

Le petit nouveau de cette liste, et le seul festival country de la ville. Lasso a su s’imposer rapidement avec une programmation qui mélange grandes vedettes américaines et artistes country québécois émergents. Si vous pensez que le country n’est pas pour vous, ce festival pourrait bien vous faire changer d’avis : la scène country contemporaine est beaucoup plus large et surprenante qu’on ne l’imagine.

Un mot pour finir

Ce qui me frappe chaque été à Montréal, c’est la densité de ce calendrier festivalier et la part importante de programmation gratuite ou accessible. Pour une ville de cette taille, c’est assez exceptionnel. Si vous passez par Montréal entre juin et septembre, il y a de très fortes chances qu’un festival soit en train de se tenir pendant votre séjour. Consultez les dates à l’avance et prévoyez du temps pour en profiter.