
Il y a des artistes qui arrivent dans la musique après avoir toujours su qu’ils y étaient destinés. Et puis il y a ceux qui empruntent des chemins plus inattendus avant de trouver leur véritable voix. John Metza appartient clairement à cette deuxième catégorie.
L’auteur-compositeur-interprète abénaki poursuit son parcours musical avec la sortie de Camelia, un nouveau single qui sera disponible le 21 juin prochain sur toutes les plateformes numériques. Une date loin d’être choisie au hasard puisqu’elle coïncide avec la 30e Journée nationale des peuples autochtones, un moment particulièrement symbolique pour un artiste dont la démarche est profondément liée à ses racines et à son identité.
Pour ceux qui découvrent encore son univers, John Metza n’a pas toujours évolué dans le milieu artistique. Pendant plusieurs années, il a travaillé dans le domaine de la construction avant de prendre une décision qui allait changer le cours de sa vie : revenir à l’essentiel, renouer avec son héritage abénaki et se consacrer pleinement à la musique.
Une trajectoire inspirante qui nourrit aujourd’hui son œuvre et son discours. À travers ses chansons, il souhaite rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour réinventer sa vie, suivre ses aspirations et emprunter une nouvelle direction.
Après avoir attiré l’attention avec les singles Sorry et The Man on the Mountain, John Metza continue de construire un univers personnel où les récits intimes croisent des thèmes universels comme l’identité, la transmission et la quête de sens.
Avec Camelia, l’artiste explore cette fois une émotion que beaucoup connaissent : cette fascination pour une rencontre, réelle ou imaginaire, capable de faire naître mille possibilités dans notre esprit. Ces histoires que l’on construit parfois à partir d’un regard, d’un instant ou d’un simple souvenir. Des histoires qui prennent tellement de place qu’elles semblent parfois plus vraies dans notre imagination que dans la réalité.
Musicalement, le morceau puise dans les racines du folk, du country et du blues. On y retrouve notamment les contributions de Mario Légaré à la contrebasse et de Raphaël D’Amour à la mandoline, deux instruments qui apportent chaleur et authenticité à l’ensemble.
À l’écoute, on pense autant aux grandes figures intemporelles comme Johnny Cash et Elvis Presley qu’à la nouvelle génération du néo-country représentée par Zach Bryan ou Chris Stapleton. Un équilibre intéressant entre tradition et modernité qui donne à Camelia une couleur particulièrement accessible.
Mais au-delà de ses influences musicales, ce qui distingue surtout John Metza, c’est sa sincérité. Sa voix porte quelque chose de profondément humain, sans artifices. Une qualité qui n’a pas échappé à Samian, fondateur de Nikamo Productions, qui a choisi de signer l’artiste au sein de son label.
Fondée en 2021, Nikamo Productions s’est donné pour mission de soutenir les artistes indépendants issus de différentes cultures et de favoriser une meilleure représentation des réalités autochtones dans l’industrie musicale québécoise. L’arrivée de John Metza dans cette famille artistique s’inscrit parfaitement dans cette vision.
La sortie de Camelia marque également le début du compte à rebours vers un projet particulièrement attendu : son premier album complet, dont le lancement est prévu le 5 août prochain dans le cadre du festival Présence Autochtone. Un événement qui coïncidera aussi avec les célébrations entourant les cinq ans de Nikamo Productions.
Réalisé par François Lalonde, connu notamment pour son travail auprès de Jean Leloup et Lhasa De Sela, l’album s’annonce comme une étape importante dans la carrière de l’artiste.
Avec Camelia, John Metza confirme en tout cas qu’il est bien plus qu’une découverte émergente. Il est la preuve qu’un nouveau départ peut parfois mener exactement là où l’on devait être depuis le début.
