
Et si un accident pouvait bouleverser bien plus que le cours d’une journée ? Avec En Suspens, Émilie Sigouin et Dominiq Hamel nous invitent à explorer ces moments où la vie bascule, où les repères disparaissent et où l’on se retrouve face à soi-même. À mi-chemin entre concert, cinéma onirique et expérience immersive, cette œuvre hybride ne se contente pas de faire entendre des chansons : elle nous plonge dans un univers d’images étranges, d’émotions à fleur de peau et de questions qui continuent de résonner après l’expérience.
Le projet franchit une nouvelle étape avec la sortie de l’album du concert-film, disponible sur les plateformes numériques dès le 26 octobre 2026. Deux jours plus tard, le mercredi 28 octobre, les artistes célébreront ce lancement au Centre Sanaaq, à quelques pas du métro Atwater. Une occasion de découvrir cette proposition artistique singulière, qui fait dialoguer musique et images dans un même mouvement.
Mais une première occasion de découvrir l’album se présente dès aujourd’hui. Le samedi 24 octobre à 14 h, une écoute exclusive est proposée au sommet du mont Royal. Le public est invité à marcher ensemble en pleine nature avant de rejoindre le lieu d’écoute, avec un départ au monument Sir-George-Étienne-Cartier, dans le parc du Mont-Royal. L’écoute sera lancée collectivement, chacun utilisant ses propres écouteurs. En cas de météo défavorable, l’activité est prévue le dimanche 25 octobre. Une façon originale de découvrir un album : prendre l’air, ralentir et laisser la musique accompagner le paysage.
Une expérience entre rêve, accident et introspection
Présenté au festival Fantasia en juillet 2025, En Suspens s’articule autour du bouleversement existentiel provoqué par un accident de voiture. Plutôt que de raconter cette expérience de manière strictement linéaire, le projet emprunte les chemins du rêve, du surréalisme et de l’exploration intérieure. La musique live et le cinéma sur grand écran se répondent pour créer un univers où le réel semble constamment glisser vers quelque chose de plus étrange.
Les références visuelles des artistes donnent une idée de l’atmosphère recherchée. On pense notamment au cinéma de Terry Gilliam, avec son goût pour les univers décalés et les images foisonnantes, mais aussi à celui de Yórgos Lánthimos, connu pour ses récits troublants et ses situations qui bousculent nos attentes. Entre onirisme et réalisme, En Suspens laisse volontairement une place à l’interprétation. Le public n’est pas simplement là pour suivre une histoire : il est invité à ressentir, à observer et à construire sa propre lecture de ce qui se déroule devant lui.
Ce qui rend le projet intéressant, c’est justement cette volonté de ne pas enfermer une expérience profondément humaine dans une seule forme artistique. La musique donne une dimension émotionnelle aux images, tandis que le film ouvre de nouvelles perspectives sur les chansons. Les deux langages se complètent et se transforment mutuellement.
Dominiq Hamel, un parcours musical hors des sentiers battus
Pour Dominiq Hamel, En Suspens s’inscrit dans un parcours particulièrement éclectique. Au fil des années, le musicien a exploré des territoires aussi variés que le beatbox électronique avec Motus 3F, le rap-rock de Gatineau, l’indie-pop d’Orange Orange ou encore l’électro-rap de DöX FöX. Il a également touché au théâtre improvisé avec L’Instable, preuve que son intérêt pour la scène ne se limite pas à la musique.
Après un premier album solo paru en 2014, il revient avec son deuxième album en solo, porté par un univers indie folk pop de plus en plus affirmé. Cette nouvelle étape lui permet de poursuivre ses explorations tout en développant une proposition où la musique ne vit plus uniquement dans les écouteurs ou sur une scène, mais au sein d’une œuvre visuelle plus vaste.
Émilie Sigouin, une artiste qui navigue entre les disciplines
De son côté, Émilie Sigouin apporte à En Suspens son expérience d’artiste multidisciplinaire. Formée en arts visuels à l’UQAM, en jeu au Conservatoire d’art dramatique de Montréal et en mime chez Omnibus, elle a créé et produit ses propres spectacles de théâtre pendant huit ans avant de se tourner vers la réalisation en 2020, en fiction comme en vidéoclip.
Son travail a notamment été présenté dans plusieurs festivals québécois, dont Fantasia, Pleins Écrans et Courts d’un soir. Elle a également signé la mise en scène de la chorale métal Growlers Choir, remarquée lors de son passage à America’s Got Talent en 2022. Son parcours, à la croisée du théâtre, de l’image et de la performance, trouve naturellement sa place dans un projet qui refuse de choisir entre les disciplines.
Deux rendez-vous montréalais pour découvrir En Suspens
Avec son album, son concert-film et ses propositions immersives, En Suspens s’adresse à celles et ceux qui aiment les projets artistiques qui sortent des formats habituels. On peut y venir pour la musique de Dominiq Hamel, pour l’univers visuel d’Émilie Sigouin ou simplement par curiosité, avec l’envie de vivre une expérience qui laisse de la place aux sensations et aux interprétations personnelles.
Si vous êtes à Montréal, voici les prochaines dates à retenir :
- 24 octobre 2026 à 14 h : écoute exclusive au sommet du mont Royal, avec départ au monument Sir-George-Étienne-Cartier. En cas de météo défavorable, l’activité est prévue le dimanche 25 octobre.
- 26 octobre 2026 : sortie de l’album sur les plateformes numériques.
- 28 octobre 2026 : lancement de l’album du concert-film au Centre Sanaaq, à Montréal.
- 22 avril 2027 : représentation annoncée au Théâtre Outremont, à Montréal.
Pour en savoir plus sur le projet et suivre les actualités des deux artistes, consultez le site d’Émilie Sigouin et celui de Dominiq Hamel.
Avec En Suspens, les deux créateurs proposent une rencontre entre musique, cinéma et introspection qui invite à regarder autrement ces instants où tout peut changer. Une proposition à découvrir si vous aimez les expériences artistiques qui prennent des chemins inattendus.
