
Il y a des figures des années 80 qui restent gravées dans la mémoire collective sans qu’on sache vraiment pourquoi. Corynne Charby en fait partie. Actrice, mannequin et chanteuse, elle a touché à tout avec un naturel désarmant, avant de disparaître aussi discrètement qu’elle était apparue.
Les débuts : mannequinat et cinéma
Née en 1960 sous le nom de Corynne Charbit, elle commence par le mannequinat à la fin des années 1970, posant notamment pour les magazines Elle et Lui. Le cinéma prend vite le relais. On la découvre dans La Chèvre de Francis Veber, où elle incarne la jeune femme recherchée par le duo Pierre Richard et Gérard Depardieu. Un rôle grand public qui lui ouvre des portes. En 1982, elle apparaît dans Plus beau que moi tu meurs, puis décroche un nouveau rôle principal dans Un été d’enfer.
La musique, sa vraie passion
C’est en se lançant dans la musique que Corynne Charbit choisit de modifier l’orthographe de son nom pour devenir Corynne Charby. Un nouveau départ, une nouvelle identité. En 1984, elle sort deux premiers titres, À cause de toi et Ma génération, sur des paroles signées Didier Barbelivien.
Mais c’est en 1986 que tout bascule. Boule de flipper, écrite par le chanteur Christophe, devient un tube irrésistible et propulse Corynne Charby dans le top 50. Le succès se confirme avec Pile ou face, autre titre qui s’installe durablement dans les têtes. Elle enchaîne avec un second album, Toi, sorti en 1987, qui peine malheureusement à trouver son public.
L’après gloire
Après quelques années dans l’ombre, Corynne Charby évoque en 2015 l’envie de renouer avec la musique. Entre-temps, elle s’est installée aux États-Unis, s’est consacrée à sa vie de famille et pratique la peinture. Un chemin discret, loin des projecteurs, pour une artiste qui aura néanmoins laissé une trace indélébile dans la pop française des années 80.
